Kader Bueno
Les spectacles de Kader Bueno, de 2016 à aujourd’hui
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Trois titres structurent son parcours en salle. « Un tour de ma vie », son spectacle le plus joué, a tourné de 2018 à 2025 — du Théâtre de Dix Heures à l'Apollo, du Comedy Club à la Comédie de Paris, avec des passages à Rouen, Caen et Auray. « La Carte du bonheur » lui a succédé au printemps 2026 à la Comédie de Paris. « Light » est la série en cours au Double Fond, à Paris. Toutes trois reposent sur le même principe : la magie arrive à l'intérieur d'un récit, elle ne s'y ajoute pas.
Un magicien qui passe du trottoir à la salle doit résoudre un problème que la rue ne pose pas : tenir une heure et demie devant des gens qui ne peuvent pas partir. Les trois spectacles qui suivent sont trois réponses successives à cette question.
« Un tour de ma vie » (2018-2025)
C'est le spectacle qui l'a installé, et le plus longtemps joué. Le titre dit la mécanique : ce n'est pas une suite de numéros, c'est un récit — l'hôpital, la Tunisie, l'école, une arrestation — dans lequel les tours arrivent au moment où le récit en a besoin.
Le parcours des salles donne une idée de la progression : Théâtre de Dix Heures au printemps 2018, puis Apollo Théâtre de 2018 à 2020, Comedy Club début 2022, Comédie de Paris de septembre 2022 à avril 2023, Théâtre Le République à l'automne 2023, retour à la Comédie de Paris de novembre 2023 à juin 2024, une tournée au Théâtre à l'Ouest (Rouen, Caen, Auray) en 2024, et un retour à l'Apollo en 2025.
Dans l'intervalle, deux autres affiches : « La Troupe du Comedy Club » de 2022 à 2023, et un passage à Bobino en juin 2023 avec « En famille ».
« La Carte du bonheur » (2026)
Joué à la Comédie de Paris, 42 rue Pierre Fontaine, au printemps 2026, le dimanche en fin d'après-midi. Le théâtre le décrit comme un spectacle où la magie ne se contente pas d'étonner mais interroge ce qui rend heureux — « des cartes qui dévoilent vos rêves, des tours où le hasard se mêle au destin ».
Le déplacement par rapport au spectacle précédent est net : on passe d'un récit autobiographique à une question posée au public. La carte, support d'un choix apparemment libre, devient l'outil naturel de ce propos — c'est le sujet même de la magie de cartes que d'interroger ce qu'est vraiment un choix.
« Light » (au Double Fond)
La série en cours se joue au Double Fond, place du Marché Sainte-Catherine dans le 4ᵉ arrondissement — un café-théâtre entièrement dédié à la magie, et l'une des rares salles en France conçues pour la magie de proximité.
Le lieu n'est pas anodin. On y est assis à quelques mètres, parfois moins ; il n'y a aucune machinerie derrière laquelle se cacher, et le moindre geste est visible par tout le monde. C'est le format le plus exigeant qui soit pour un magicien — et la continuité directe du parvis de Pompidou, décrite dans l'article sur son parcours.
Ce que les trois ont en commun
- Le récit avant le numéro. Aucun des trois n'est construit comme une succession d'effets. C'est ce qui vient des années au Jamel Comedy Club, où un tour n'existe que s'il sert un texte.
- Les cartes comme support principal. Pas de machinerie, pas de grandes illusions : un jeu, des mains, de la proximité.
- Le public dans le spectacle. Quelqu'un est appelé, choisit, tient l'objet. Ce que cela implique pour la personne choisie est décrit dans un article dédié.
À lire ensuite
- Qui est Kader Bueno ?
- Du parvis de Pompidou au Jamel Comedy Club
- Kader Bueno au cinéma : Les Segpa, Les Segpa au ski, Sous écrous
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